Délires en force

Je vais pour une dernière fois, vous dire que "Passion" n'a pas écrit une ligne en ce mois de janvier ...
tant sa peine, devant l'horreur que la vie impose parfois, est immense et ineffaçable .
Les mots auraient été dérisoires... il est des ressentis que l'on ne nomme pas.

Mais moi, Maryse, après tellement de larmes, je dois revenir ici; pour vous certes, mais surtout pour moi.
Merci à tous ceux qui m'ont manifesté leur sympathie, leur empathie...

Aujourd'hui, ma Fifille est repartie vers sa vie japonaise; 
La maison va reprendre son train train 

Alors, je vous republie ce texte qui j'espère vous fera sourire... comme une blague dédiée au destin!!!

Depuis des années, elle s'affaire...
pour n'être qu'une mère, une femme, encore une fille aussi... 
On la réclame de tous cotés, à tous les instants, pour tout et pour rien !!!
Il lui faut être là... toujours présente, disponible, attentive, bienveillante....

Depuis des années, elle s'oublie...
Les mots se terrent dans les méandres de son cerveau fatigué
qui a juste le temps de vaquer aux choses ordinaires et obligatoires.

Parfois furtivement, un appel lointain résonne à ses oreilles,
mais l'écho ne répond pas...
trop occupé ailleurs, par la basse besogne nécessaire, pour combler la maisonnée

Ici, ça pleure.... là, ça crie ... 
--<< Maman bobo! Qu'est qu'on mange?! Tu ne viens jamais nous voir...-->>

Elle ne dort plus beaucoup, non plus...
parce-que la nuit, surgissent les disparus...
Ils manifestent en tenant des pancartes
 pour réclamer un taux plus important de souvenirs....!

Et ça défile, comme un jour de 14 juillet 

Elle voudrait bien se poser sur l'aile d'un oiseau pour regarder de haut
cette vie quotidienne
qui la tient éloignée du monde de l'imaginaire.

Il n'y a pas si longtemps, ce monde était vital... comme sa respiration. 
mais aujourd'hui ? il ne lui reste que le rêve d'évasion!

Alors parfois, il arrive qu'elle s'égare en rentrant du super marché, d'où une fois de plus ,
elle a manipulé des tonnes d'articles pour combler la faim de son petit monde glouton !!!!!!!

D'abord c'est la peur, l'angoisse, le vide....jusqu'à l'effroi...
devant l'idée qu'elle pourrait ne pas revenir... .

Que son chemin s'effacerait comme la trace de ses pas après l'ondée...
qu'elle serait perdue à tout jamais, loin des siens.
Que deviendraient-ils sans elle??????

Elle s'en veut d'être ce monstre d'égoïsme
qui voudrait penser à elle et à ses pauvres désirs de rêveries...
Elle culpabilise de vouloir s'offrir des heures de contemplation
pour se confondre aux parfums des jardins fleuris, 
aux douces caresses des embruns de sa côte sableuse, 
ou de sa lande aux écorces brûlantes, d'où coulent des perles collantes!

Ses yeux se noient,
sa gorge s'étrangle et elle crispe ses doigts sur le volant du véhicule,

qui lui offre l'échappatoire salvatrice !
Elle voudrait chanter ou crier...
mais sa voix se casse, et seul un râle amer vomit d'entre ses lèvres !

Qu'est-elle devenue? existe-t-elle encore? 

Et puis, et puis...

24831483
Ne pleurez pas, c'est Passion qui délire... 

Alors comme presque  toujours,
la fin de l'histoire est un grand éclat de rire!!!
(un peu jaune, peut-être....)

Elle s'imagine enfin ....qu'elle ne serait pas née!!!

Elle ne serait qu'un spermatozoïde, placé en double file, sur une rue barrée !!!

  

 

OUF ! 
Elle l'a échappé belle!!!

Pas très envie de concourir pour le gros lot:
 Le numéro 1952 gagne :

"Une vie de merde"

Passion vous dit : A bientôt... devant de bonnes assiettes réconfortantes.

Passion vous dit : A bientôt... devant de bonnes assiettes réconfortantes.

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